6 août 2013

Pierre Gaxotte, sur les écrivains contemporains et le peuple


« (...) Le monde des lettres est rempli aujourd'hui d'écrivains qui se meurent d'amour pour le peuple, tout en habitant des quartiers où ils ont peu de chance de se lier d'amitié avec un ouvrier mécanicien. Dans notre école, ce snobisme eût été incompréhensible. Tout le monde était peuple. Personne n'était retranché, ni sorti du peuple. A part deux ou trois petits rentiers, tout le monde au village vivait à peu près de la même façon et nous autres écoliers étions tous vêtus de la même manière, c'est à dire que nos culottes étaient toujours taillées dans un vieux pantalon du papa, avec une grande pièce au derrière et que nos chandails étaient tricotés avec la même laine par les mamans ou par les sœurs. (...) »

Pierre Gaxotte, évoquant ses souvenirs d'enfance dans Mon village et moi (1968) ; Flammarion.

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