17 décembre 2012

Arthur Schopenhauer, sur l'influence des femmes sur les hommes


« (...) nous, la nature nous a fait indépendants, et lequel d'entre nous peut parler d'indépendance sans qu'une femme, sans que toutes les femmes aient le droit de sourire ? Pour elles, nous jouons du matin au soir la comédie de la politesse, nous affectons des respects dont nous nous moquons entre nous, nous nous taisons sur ce qui nous indigne, nous sourions à ce qui nous déplaît, nous forçons notre bouche aux grimaces, nous feignons des croyances que nous n'avons pas, nous désavouons lâchement nos idées, nous rougissons de n'être pas assez vils ; et le soin le plus cher que la société des femmes inspire à notre tendresse paternelle, c'est d'assurer l'avenir de nos enfants en les instruisant de bonne heure à mentir comme nous. Voilà ce que nous devons aux femmes. Et maintenant, beau défenseur de l'amour, vous ne direz pas que je diminue leur part dans l’œuvre de la civilisation. (...) »

Propos d'Arthur Schopenhauer, rapportés par Armand Challemel-Lacour dans son ouvrage posthume « Études et réflexions d'un pessimiste » publié en 1901, dont un extrait est repris dans la seconde partie de l' « Essai sur les femmes » de Schopenhauer, publié en 2007 aux Éditions de L'Herne.

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