29 septembre 2010

Premières lignes : Quiconque nourrit un homme est son maître de JACK LONDON

« De nos jours, le candidat à la littérature, ou plutôt le candidat-artiste à la littérature, ou plus exactement le candidat-artiste à la littérature au ventre qui réclame et à la bourse vide, se trouve confronté à un violent paradoxe. Comme candidat, il est un homme qui n'a pas réussi, et un homme qui n'a pas réussi n'attire pas la popularité. Comme homme, il doit manger, or sa bourse est vide. Comme artiste possédant une authentique âme d'artiste, son plus grand plaisir consiste à épancher la joie de son cœur dans un texte imprimé. Et voici donc le paradoxe auquel il est confronté et qu'il doit résoudre : comment et selon quels usages doit-il chanter la joie de son cœur pour qu'une fois imprimé, ce chant lui fasse gagner son pain ? (...) »
 
Jack London, Quiconque nourrit un homme est son maître (1902) ;  traduction de Moea Durieux ; Les éditions du sonneur.

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